Funcom transige avec l'Økokrim et accepte une amende de 1,5 millions de NOK

En janvier 2014, la brigade financière norvégienne ouvrait une enquête sur Funcom et d'éventuelles irrégularités lors du lancement de The Secret World. Aujourd'hui, Funcom transige manifestement et accepte une amende de 1,5 millions de NOK.

Funcom transige avec l'Økokrim et accepte une amende de 1,5 millions de NOK

On s'en souvient, en janvier de l'année dernière, Funcom concédait faire l'objet d'une enquête de la part de l'Økokrim, la brigade financière norvégienne en charge des infractions économiques. Peu de détails étaient dévoilés sur l'objet de cette enquête, mais elle faisait manifestement suite au départ précipité de Trond Arn Aas en juillet 2012 de son poste de CEO de Funcom (après avoir occupé le poste pendant plus de douze ans), à la veille du lancement de The Secret World.
Un départ qui interrogeait à l'époque au regard du contexte (quid d'un CEO quittant son studio à la veille du lancement de son prochain projet phare ?) et plus encore du fait que Trond Arn Aas quittait Funcom pour vendre l'ensemble de ses actions du studio, quand elles cotaient encore 17 dollars -- quelques semaines plus tard, le succès commercial de The Secret World se faisant attendre, elles dévisseraient pour ne valoir plus que 2,23 dollars l'unité. L'Økokrim s'interrogeait alors sur un éventuel délit d'initié, enquêtait donc sur l'ex CEO mais aussi sur Funcom et ses obligations d'informations à l'égard de ses actionnaires (entre octobre 2011 et août 2012, le studio se devait d'informer les marchés de façon suffisamment claire).

Le détail de l'enquête n'est pas révélé, mais aujourd'hui, Reuter rapporte que Funcom vient d'accepter de transiger et s'acquittera donc d'une amende 1,5 millions de couronnes norvégiennes (l'équivalent de 162 300 euros). Un accord amiable, donc, qui permet d'arrêter là la procédure.
On sait néanmoins la santé financière de Funcom très fragile actuellement et le studio cherche des investisseurs. Pour les optimistes, l'interruption de la procédure permet de lever l'épée de Damoclès pesant sur le studio et ainsi rassurer d'éventuels financiers qui auraient été jusqu'à présent inquiets d'investir dans un groupe faisant l'objet de poursuites. Les autres y verront des charges supplémentaires venant encore grever un peu plus les comptes de Funcom.

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